

Ce rapport se penche sur l’évolution des relations entre la Suisse, ses institutions politiques et ses populations afro-descendantes, dans un contexte marqué par un racisme anti-Noirs structurel latent et une libération progressive du discours xénophobe au sein des sphères politiques helvétiques. Plusieurs phénomènes distincts, mais fortement interconnectés, sont ainsi analysés : l’accroissement du poids démographique des communautés afro-descendantes en Suisse, la montée de la xénophobie institutionnelle ainsi que les processus de politisation des communautés afro-descendantes établies dans le pays.


Le monde traverse actuellement une période de recrudescence des tensions géopolitiques, et il suffit d’ouvrir un journal, de regarder une chaîne d’informations en continu ou de consulter un site web d’actualités pour s’en rendre compte. Multiplication des conflits armés, retour d’une « géopolitique des blocs » et des risques inhérents (guerre mondiale, escalade nucléaire), crise du multilatéralisme et de ses enceintes traditionnelles, tel le Conseil de Sécurité des Nations unies qui peine toujours plus à convaincre, en particulier parmi les pays du Sud-global qui appellent de plus en plus à des réformes en profondeur.


À l’horizon 2050, le continent africain devrait, selon certaines projections, compter 2.5 milliards d’habitants. Si cette perspective s’avère pleine de potentialités pour le développement économique des pays africains, une population jeune et abondante étant l’un des pré-requis d’une économie dynamique, elle amène également son lot de défis. L’un de ces challenges, et peut-être le plus important, est d’ordre alimentaire.


La Somalie se retrouve une fois de plus dans une impasse électorale et voit ses récents progrès en termes de sécurité et de stabilité politique mis en danger. Depuis maintenant plusieurs mois, les leaders politiques de ce pays de la corne de l’Afrique se disputent sur les différentes modalités de ces élections qui devaient se tenir le 8 février dernier.